Rozman

Rôz-man LeMagdaléen

Les camps de la vie

Par rozman • 18 mar, 2010 • Catégorie: Textes du mois de mars
Les camps de la vie
À regarder autour de moi
Ce qui se passe
Depuis ma maladie

Est une histoire des plus acadabrantes
Un film beaucoup plus enrichissant
Que ce pauvre remake
D’Alice au pays des merveilles

J’en suis parti avant la fin
Tellement je n’y trouvai rien de merveilleux

Soyez comme moi
À temps plein dans la merveille
Et vous n’aurez plus besoin d’un Tim Burton
Pour vous faire tripper

Travaillez naturellement à agrandir votre capacité à vous émerveiller

Sauvez-vous de l’emprise de la matière
Faites comme moi
Je me sauve à tout moment
De l’emprise de me sauver à tout prix
Je m’émerveille de tout
Même de ma mort

J’en suis à peu près toujours au même point
À raconter par divers mots les mêmes maux
Laisser moi mourir en paix
Borbel de merde!
Laissez-moi crever!

Comme si la demande suffisait à l’action
Comme si le fait de vouloir ne pas guérir
Pourrait être entendu calmement

Vous êtes pour la plupart fou

Alors qui d’entre vous
Serait le sage
À mon image?

Aujourd’hui
Ici
À Aylmer
Une asez petite bourgade
Je suis allé au pharmaprix
Pour acheter à ma mère malade
Un remède qui n’existe plus
Pauvre vieille femme!

Elle recherche encore des remèdes
de deux siècles passés!

Il y a tant de substance dans ce dernier paragraphe
QU’il me faudrait plusieurs pages pour vous les décoder
Enfin préparez-vous à un lpng texte
Enfin voici

Au pharmaprix
Il y avait tellement de monde qui travaillait derrière le comptoir pharmaceutique
Tellement de gens désespérés à attendre leurs prescriptions
Tellement de gens préocuppés à enrichir les compagnies pharmaceutiques
Les travailleurs les malades leurs amis et leurs familles
Enfin tout le monde quoi!
Que je me suis félicité d’avoir arrêter tous traitements

D’être libre de me laisser mourir à ma façon
Dans la douleur et les rayons de soleil

Être terrorisés à l »idée de disparaître?
Ou avoir peur de ressentir de la douleur physique
N’est-ce pas là la souffrance?

Et perdre tout son temps à essayer de l’éviter
N’est-ce pas ça la souffrance?

Ma mère malade elle
Rendu à un âge très avancé
Ne fait que répéter ne rien y comprendre
Elle n’accepte pas sa maladie
Ce qui me fait sourire
Car je me dit
Comment s’imagine-elle qu’elle va mourir?

Je crois qu’elle ne se l’imagine pas.

Et elle est très très malheureuse d’être malade

N’est-ce pas là la souffrance?

Vous êtes fou

Aujourd’hui un ami est venu me chercher
Il arrivait de loin
Et m’amena en voiture
Chez un de ses amis

Un sculpteur mi amerindien-mi-blanc
Et sa femme

Un endroit de rêve
Construit avec beaucoup d’amour
De la matière
N’est-il pas sculpteur après tout?

Après un tour du propriétaire
N’entend-je pas de virulentes critiques à l’égard de Stephen Harper

Point ne s’en faut pour que de très silencieux que j’étais
Je me verbomotise!

Pardon?
Qu’entend-je?

Ne croyez-vous pas charmant jeune homme
Que si Dieu il y a
Stephen en fait parti
Où alors croyez-vous en un dieu si ridicule
Qu’une parti de l’humanité ni en fait pas parti?

Ne croyez-vous pas qu’il serait plus facile de l’aimer

Ne croyez-vous pas plus facile d’aimer?

L’amour est une force
Pas un sentiment

C’est ce que je me dit à tout bout de champ

Une force pas un sentiment

Croyez-vous réellement que si le printemps revient à chaque saison
Croyez-vous réellement que je me meurt?

Ou que si je meurt je disparait?
Je n’existe plus?

Surement vous croyez à ça si vous pleurez vos morts

Si nous ne sommes qu’un?
Comment pouvons nous être séparé?
Quelle parti du chiffre ne comprenez-vous pas?

Plusieurs

Allons y

Vous me croyez malade
Et vous en santé

Cela ne fait pas un

Vous croyez que les gens meurt
Donc que vous n’êtes pas mort

Cela ne fait pas un

Vous croyez avois froid ou chaud
Et vous chauffez ou airconditionnez

Cela ne fait pas un

Mon ami qui m’a conduit
Chez son ami qui sculpte la paix
En n’aimant pas notre premier ministre
Croit que je devrais cesser de vous voir
Dans le sens de moi et vous

Et il a bien raison

Cela ne fait pas un

Il tient à tout prix
À me soigner
Comme si j’étais malade!

Cela ne fait pas un

Comme si le cancer était une maladie

Les malades c’est vous
Qui faites tout pour m’empêcher de mourir

J’essaie de me sauver de vous
J’essaie de me sauver de ces camps de vie
Que vous avez construit
Comme certain ont essayés de se sauver de ces camps de mort

Je sais je sais
Vous avez choisit la vie
Et condamner la mort

Vous aimez la vie comme vous craignez la mort

Mais moi je vous garanti
Que dans ma position d’être humain mourrant
À part les hôpitaux et les médicaments

Entre me pauvre vieille mère
Qui à son âge ne comprend pas que peut-être elle se meurt
Et les thérapeutes thérapistes de toutes sortes
Qui veulent me guérir à tout prix

Et les spirituels qui veulent rendrent ce corps malade immortel
À perpétuité

Fou vous-dit-je
Vous êtes fou!

Dans ma lucidité
Mon humilité
Je n’essaie pas de ne pas de me garder verre de terre
Et m’empêcher de me papillonner

Come on!
Laisser moi m’envoler
Laisse-moi devenir autre chose
Que cette créature connu
Passée
Dépassée
Que je suis

Laissez-moi me conjuguer
Constammant comme Dieu se conjugue
Au présent

N’essayer plus de me garder en ligne
Pour acheter des médicaments
Pour me garder prisonnier dans ce camp de vie

Pauvres bourreaux!
Idiots!

Laissez-moi ma liberté d’être
Ce que je suis constammant
Un changement
À l’image de mon créateur

Si vous voulez absolumnent me garder enfermer dans la matière
Sachez que c’est déjà raté

Mon cerveau se crée de nouveaux sillons
Où il comprend que la matière
Est ici pour pratiquer ma divinité

Et en Dieu que je suis
En devenir
Vous ne pouvez plus m’empêcher d’aimer
Que ce soit Stephen Harper
Ou le cancer

J’aime inconditionnellement
J’aime ce que je n’aime pas

et je vous en souhaite tout autant

Si vous voulez grandir
Aimez
Non pas ce qui est facile
N’aimez-pas vos enfants
De toute façon ce sont eux qui vous aiment

Croyez-vous que des enfants violés par leur propre parents
Ne les aiment moins que vos enfants vous aiment?

Non

L’amour aime sans condition
Et si vous y mettez des conditions
C’est que vous n’aimez pas

L’amour n’est pas un sentiment
Elle est une force

Alors cessez de vouloir m’enfermer dans vos camps de la vie
Et moi je ne vous demanderai pas de mourir avec moi

Deal?

rozman est Né avec la mémoire oubliée comme la majorité des gens mais heureusement grâce à l'apparition d'un cancer et la présence de mort imminente la mémoire lui revient peu à peu.
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